22.9.08


Pierre est parti le lundi 22 septembre 2008 à 0h30.
Nous étions avec lui à l'hôpital de Bligny (91).
Si vous avez envie, vous pouvez partager sur ce blog un souvenir, une impression : ce que Pierre était pour vous.
Merci d'avance !
Sylvie, Pierre-Loïc, Bruno, Pascaline, Samuel

86 commentaires:

À 22/9/08 10:23 , Anonymous Anonyme a dit...

Avec Pierre: des rencontres jamais banales, une unité durable toute une vie et au-delà. J'ai bénéficié de son amour intelligent et concret, attentif et persévérant, je l'en remercie du fond du coeur.
Toute mon affection fraternelle à Sylvie, Pierre-Loïc et Bruno.

 
À 22/9/08 10:29 , Anonymous Anonyme a dit...

Chère Sylvie, chers enfants,
je suis très touché per l'annonce que Pierre a rejoint le Père et je vous assure mon unité et celle des habitants de la cittadelle Foco a Montet (Suisse)!
J'ai connu Pierre en 1972 à Loppiano où nous avons fait une expérience vraie et sincère d'unité, d'amitié. De temps à autre nos chemins se sont croisés, surtout à l'occasione des rencontres à Castelgandolfo. J'avais le projet de passer à Paris pour pouvoir le saluer ... mais les circonstances ne me l'ont pas permis. Maintenant je peux le saluer 'en direct'! Je garde dans mon coeur un souvenir fort de l'amour concret, intélligent et plein de humanité de Pierre. Quelle joie de savoir qu'il a rejoint le but se da vie: la Rencontre avec Jésus ... et j'immagine que aussi les retrouvailles avec Chiara (qui l'a guidé avec un amour personnel sur son chemin) seront une fête.
A Montet nous vivons en ce momento une realité similaire: Piero Gianotti nous a quitté pour le Paradis vendredi passé et demain nous célébrerons les funerailles.
Très uni avec vous, avec toute la grande famille 'idéale' de Pierre,
gusti

 
À 22/9/08 10:34 , Anonymous Anonyme a dit...

Cher Pierre,
te voilà parti pour le grand passage. J'ai beaucoup de gratitude pour les moments passés ensemble, jamais banaux depuis l'été de 1970 jusqu'en février dernier.Le ciel gris de cet après-midi pluvieux n'entamait aucunément la fête de se retrouver et de partager les joies de conquêtes récentes. Avec toi au fond, je ne me rappelle pas de conversations banales. Ce matin après un weekend bien plein, entre un papa (le mien) en train de mourir et les choses à faire, une pensée. Pierre. Gilles m'avait fait savoir que tu étais près du passage. Quelle joie forte de te savoir là où tu avais tant désiré arriver. Et quels trésors tu laisses en héritage à Sylvie, à tes enfants et tant de choses à partager encore quand le moment sera venu ...
Bennie (Rotselaar, Belgique)

 
À 22/9/08 11:11 , Blogger Unknown a dit...

Très Chère Sylvie,

Nous venons t'embrassser toi et tes enfants et te dire toute notre affection.

Pierre nous a beaucoup marqué,
Son article sur la mécanique quantique dans NC reste gravé dans nos âmes.

"La réalité n'est pas ce que l'on voit"

Nous refaisons avec Pierre cette expérience qu'il n'y a pas de séparation entre le ciel et la terre
Cette expérience de Jésus incarné, Jésus au milieu de nous, il nous l'a fait vivre,

Pierre nous replonge dans l'Amour immense de ce Père qui nous veut tous à lui et en lui

En profonde unité de prières

Marie Hélène et Dominique Bonnet

 
À 22/9/08 12:08 , Anonymous Anonyme a dit...

et oui Pierre est arrivé, il a été mon assistant gen2 et a joué un rôle déterminant pour moi à l'époque. Sa liberté et son amour jusque dans les détails concrets m'impressionnaient surtout que c'était un grand intello quand même! Il était souvent "au dessus de la mêlée" quand même. Il laisse un grand patrimoine que nous devrons découvrir. De là-haut je crois que l'on peut compter sur lui pour nous guider dans la bonne direction.
J'embrasse très fort Sylvie, Pierre-Loïc et Bruno.

 
À 22/9/08 12:16 , Anonymous Anonyme a dit...

Chère Sylvie,
Tu te rappeleras certainement de Muriel et moi.
Ces quelques mots pour te dire que nous pensons à toi et à tes enfants. Nous étions au courant de la maladie de Pierre par Gilles et Bennie. Nous avons beaucoup pensé à vous.

J'ai connu Pierre dans les années septante. Nous nous sommes pas connus suffisamment pour devenir des amis mais je l'ai toujours apprécié pour son souci de vérité et son ouverture. Ayant une formation scientifique moi-même, j'aimais beaucoup l'approche de Pierre.
Bien des choses à toi et tes enfants.
Quand tu viens en Belgqiue, notre maison est grande ouverte.
Courage,
Philippe Delhaise

 
À 22/9/08 12:48 , Anonymous Anonyme a dit...

Ciao Sylvie!ho appena saputo della partenza di Pierre....insieme al messaggio è arrivata una bellissima foto di Pierre con Tonino e Jean-Marie... mi è sembrato ancora di più come sempre l'ho visto: una persona chiara, luminosa, sapiente....una sapienza di chi "sa" le cose del mondo e con il suo sorriso ridimensiona tutti i "grandi problemi" e ti fa sentire bene ad essere "persona", prima con lui e poi con tutti!Grazie Sylvie! un abbraccio a tutta la famiglia!Non riuscirò a venire al funerale perchè sono in Argentina,tutto il cuore è li!Paolo

 
À 22/9/08 15:46 , Anonymous Anonyme a dit...

Carissima Sylvie,
abbiamo saputo della partenza di Pierre per il paradiso... Sentici lì con te e tutti i tuoi cari in questo momento così speciale.

Ci ricordiamo di Pierre nella nostra prima tournée in Francia: cosa non ha fatto per aiutarci a risolvere tutti i problemi tecnici, e con che amore lo ha fatto trasmettendoci la sua serenità, affinchè lo spettacolo si realizzasse...

E così lo ricorderemo sempre , come ce lo mostra la foto, pieno di "sole", d'amore.

Ti abbracciamo con tutto il cuore, ti vogliamo bene, le tue sorelle del Gen Verde.

 
À 22/9/08 15:56 , Anonymous Anonyme a dit...

chère Sylvie, chers Bruno et Pierre-Loïc
Hier, à St Pierre où nous nous retrouvions avec Gina et Jean-Louis nous avons souvent évoqué Pierre. Oui, nous étions avec vous. Le voilà maintenant parti rejoindre Jésus et tous les autres. Je suis de tout coeur avec vous malgré la distance. J'ai suivi la maladie de Pierre via les parents et je garde en mémoire le témoignage de l'espérance dans la maladie et l'approche de la mort. Merci Pierre de ce que tu nous as donné par ta vie. Merci par ce que tu donnes par ta mort-"vie".
Bien avec vous pour la suite.
Hélène CHAPOULET-BECOT

 
À 22/9/08 21:11 , Anonymous Anonyme a dit...

Bien que ne l’ayant pas fréquenté dans son labo, nous savons que c’était un authentique savant. Cependant il savait toujours se mettre à la portée de chacun. Il partageait volontiers ses connaissances, comme par exemple en nous racontant le ciel et les étoiles pendant les séjours vacances à ND du Laus. Il les partageait également dans les colonnes de Nouvelle Cité, avec un fort souci d’éthique.
Nous avons été très touchés par la manière dont il a accueilli Jésus Abandonné, lors du diagnostic de sa maladie. Il avait apporté le champagne pour trinquer.
Cette dernière année, son focolare s’est souvent retrouvé à son chevet. Parfois en dormant, sa contribution a été essentielle. Il a tiré son focolare vers le haut, et Jean-Marc en particulier. En parallèle, le noyau de volontaires de Thérèse qui se retrouve aussi le jeudi soir a expérimenté une unité spéciale et n’a jamais manqué de faire un consenserit pour lui et les siens.
Un grand merci, Pierre, pour tout ce que nous vécu avec toi sur terre et pour l’unité que nous voulons poursuivre avec toi arrivé à la maison.
Sylvie, Pierre-Loïc et Bruno, Pascaline, Samuel, vous pouvez compter sur nous et sur notre prière.
Thérèse & Jean-Marc Chanel

 
À 22/9/08 22:56 , Anonymous Anonyme a dit...

Merci tellement à Pierre pour tout ce qu'il a été. Quand je pense à lui, me vient le souvenir d'une personne aimant la vérité de façon passionnée, défendant des causes justes avec férocité, cohérente dans ses engagements sans aucun compromis. Mais ce qui m'émeut le plus, c'est la dignité, magnifique, avec laquelle il a vécu cette maladie, sans une plainte, en restant dans le don aux autres.
Toute mon amitié à Sylvie, Pierre-Loïc et Bruno

 
À 22/9/08 23:13 , Anonymous Anonyme a dit...

Chère Sylvie, Pierre-Loïc, Bruno, Pascaline, Samuel, ..
Comment vous remercier tous de cette sérénité, de cette vie intense, de cet accueil permanent, de ce choix de vivre à fond cette fin de vie, de cette liberté de parole aussi. Vous avez tellement su faire fructifier dans la simplicité ce long chemin, trop souvent si douloureux, impressionnant tous ceux qui vous rencontraient.
Vous avez tellement accompagné aussi cette période spéciale pour nous tous, nous accueillant pour ces rencontres poursuivies jusqu’au bout avec Pierre, lui avec qui nous avions vécu tant de moments chaleureux.
Pour nous médecins, et pas seulement pour nous, c’est un chemin bien inhabituel d’être confrontés ainsi à un malade qui dès la première minute a compris sa maladie, cherché la meilleure voie pour lui, pris les moyens de cette recherche -ses capacités scientifiques lui permettaient de la conduire- tout en confrontant ses impressions ou ses choix auprès de qui pouvait faire mûrir cette réflexion.
En fin de rencontre souvent il souhaitait me partager de façon plus médicale l’état de sa maladie, ses traitements, ses résultats d’examens, ses questions, ses doutes. L’entretien se terminait souvent par un : "Que te dire d’autres ? Non, rien de spécial" … Et pourtant, un soir ou l’autre, il ajoutait quelque chose: " …Ah si ! … …".
Je n’en dis pas plus … mais quel amour il avait pour chacun de vous !
Vous pouvez aussi compter sur nous et sur notre prière.
Jean Marc Beaufils

 
À 23/9/08 01:27 , Anonymous Anonyme a dit...

Pierre,
Tu porte le nom de si grand apôtre –
et de cet apôtre se reflète en toi la joie
de celui qui suivait son Maître Jésus.

Je garde en souvenir ton enthusiasme et lucidité,
ta gentillesse et l’esprit critique-scientifique.
Engagé et fidèle à l’oeuvre de Marie
Tu as volu La prier quand je suis venue vous rendre visite
En ce moi de mai ...

Tu as encore pensé aux autres,
Rappelant les faits et évenements vecus ensemble
Pour signifier combien chaque personne comptait à tes yeux.

Pierre,
tu attendais cette rencontre avec Jésus
Avec serenité.
Tu es avec Lui à présent (notre présent à nous et éternel en Dieu).

Sylvie,
Je me permets de vous dire toute notre affection à toi, Pierre-Loic et Bruno

Elisabeth, Edwige et Lydia

 
À 23/9/08 08:43 , Anonymous Anonyme a dit...

certaines personnes, par leur docilité à l'Esprit-Saint, bougent les lignes et marquent leur époque.
Il en est ainsi de Pierre qui est une colonne du Mouvement des focolari en France.
Pierre à toujours su conjuguer dans sa vie le don total de lui même et la liberté.
J'ai fait mes premiers pas à Loppiano avec lui en 1972; il est des impulsions qui marquent une vie.
Pierre est de ceux qui "tracent dans la foule un chemin de lumière".
Merci Pierre de nous montrer encore le chemin...

Jean-Marie DESSAIVRE

 
À 23/9/08 09:34 , Anonymous Anonyme a dit...

Chère Sylvie, Pierre-Loïc, Bruno, Pascaline, Samuel, ..

Mes pensées vont vers vous, et se tournent avec vous vers le ciel.

Avec vous dans la prière.
Olivier Baron

 
À 23/9/08 11:33 , Blogger Luigino a dit...

Con Pierre è un'altro "pezzo" di me che se ne va.
Fin dai primi incontri con i Gen in Francia e quì a Rocca di Papa ai primi Congressi Gen c'è stata una sintonia "naturale". In lui ammiravo l'intelligenza, la laicità, la totalitarietà. Mi ricordo durante il Congresso Gen della "Formula", nella commissione "Comunione dei Beni" come lui si sia battuto perchè i Gen dovessero mettere TUTTO in comune e non solo il superfluo.
Totalitarietà che ha vissuto per tutta la vita fino alla fine, sopratutto durante la malattia e che mi ha fatto ricordare le parole di Chiara: "....... e sarà la seconda generazione che farà risuonare il grido di Gesù Abbandonato fino agli ultimi confini della terra, ed in quel grido il mondo rispererà."
Grazie Pierre.....ed un grazie anche Sylvi, Bruno e Pierre Loic.
Vi sono vicino.
Un forte abbraccio.
Luigino

 
À 23/9/08 12:32 , Anonymous Anonyme a dit...

Sylvie, Ploc, Bruno, Pascaline et Samuel, je suis bien avec vous dans ces instants de famille. Pierre m'a toujours impressionné à travers sa prestance, son charisme et son intelligence.
Uni avec chacun de vous dans la prière...
Un salut particulier à Bruno

François CHOUTEAU

 
À 23/9/08 12:44 , Anonymous Anonyme a dit...

Pierre,
dal momento dell’annuncio della grave malattia e nei contatti telefonici di questi mesi con Sylvie e con te, ho avuto l’impressione che si concludesse un parte importante della mia vita: l’esperienza di Loppiano, dove abbiamo fatto, ad un tempo, un’esperienza profondamente umana e spirituale, che sicuramente ha segnato la nostra esistenza.
E questa realtà non può finire con la tua partenza, continua, anche se in altra dimensione.
Quando sono venuto nella tua casa con Jean Marie, accolti da Sylvie e dai tuoi figli, ho visto subito che, anche se ci siamo visti negli ultimi anni solo qualche volta a Castelgandolfo, l’esperienza fatta anni prima non aveva subito l’usura del tempo e di questo ti ringrazio.
Un grande abbraccio a Sylvie , Bruno e Pierre-Loic
Tonino Alfonso

 
À 23/9/08 13:26 , Anonymous Anonyme a dit...

Chers amis,
Nous nous connaissons assez peu, mais nous sommes de la même famille.
Je suis donc en grande unité avec vous. Malheureusement je ne pourrais être avec vous vendredi.

Jean-Claude HOEL
53970 L'HUISSERIE

 
À 23/9/08 15:08 , Anonymous Anonyme a dit...

bonjour, Sylvie,
comme nos rencontres ont été très brèves, et rares, tu ne nous connais pas vraiment, mais je voudrais te dire que les petites choses que je sais de Pierre et de votre famille m'ont fait un peu "grandir". Pour cela , merci. Certain que vous allez continuer, d'une autre façon, à diffuser la lumière, je reste uni à vous deux et vos enfants par la prière et la vie.

Denis Chazerans

 
À 23/9/08 16:04 , Anonymous Anonyme a dit...

Salut Pierre,

On le savait que tu devais nous faire bye-bye,

Mais quand même …

Mes premiers souvenirs avec toi Pierre, c’était aux mariapolis de Notre Dame du Laus.

J’étais un ado, et tu m’impressionnais un peu ; je te revois, toujours en train de bricoler dans un coin : c’était ta façon d’aimer ;

Il y a 15 jours, lorsque nous sommes arrivés chez vous, tu remontais une boîte de dérivation…

Il y a 6-7 ans, tu avais donné ton « éclairage » sur la vocation de focolarino-marié : j’avais été profondément marqué par ta liberté, la liberté de celui qui aime.

Nous avons partagé des moments de focolare ; au début, tu m’impressionnais encore Pierre…Et puis ton sourire malicieux et ton humour ont fait le reste.

Il y a eu ces moments de focolare partagés dans votre chambre : au début, nous ne savions pas quoi dire, mais c’était un silence habité de Dieu ! .quelquefois tu parlais, quelquefois tu écoutais, quelquefois tu dormais, mais c’était toujours des moments d’éternité. Tu n’avais plus la force de sourire, mais tu arrivais encore à faire des clins d’œil malicieux et complices.

Allez Ciao Pierre, à un d'-ces-quatres ; on t’aurait bien gardé un peu plus, mais je pense que là-haut il devait y avoir un job de plomberies qui ne pouvait plus attendre…



Toute mon affection dans la prière, Sylvie, Pierre-Loïc, Bruno, Pascaline, Samuel.
Jean-Christophe Foureau.

 
À 23/9/08 16:58 , Anonymous Anonyme a dit...

Chers Tous,
Je garde le souvenir de Pierre au temps des GEN. Il était pour moi un grand (bien que n'ayant que quelques années de moins que lui), un exemple d'un engagement radical de vivre l'évangile dans sa vie particulièrement dans son travail qui est finalement proche du mien.
Nous avons eu la joie d'héberger Pierre-Loïc à Nice de passage pour un congrès il y a plusieurs mois peu de temps avant d'apprendre le début de la maladie de Pierre. Nous avions passé de bons moments avec lui.
Isa se joint à moi pour vous dire à tous toute notre affection.
Pierre Marty

 
À 23/9/08 17:25 , Anonymous Anonyme a dit...

j'ai connu iPierrel y a 40 ans et nous nous sommes tout de suite trouvés, pas seulement parce que nous partagions le même idéal...
Comme le dit Robert, les rencontres avec lui n'étaient jamais banales.
La vie nous a éloignés, mais jamais séparés.
Il y a 10 ans à une Mariapoli nous avons pas mal marché et beaucoup parlé. je n'ai rien oublié de ces quelques heures.
J'ai appris sa maladie il y a quelques mois, alors je l'ai appelé, puis je suis allé le voir.
J'ai bien fait parce que j'ai constaté que l'épreuve de la maladie (il n'a pas eu que celle-là dans sa vie)et la conscience de sa mort prochaine n'affectaient en rien ni son amour de la vie ni sa sérénité. J'espère être ainsi lorsque pour moi l'heure de la mort approchera.
J'ai bien fait parce que nous avons pu nous dire l'essentiel, c'est-à-dire adieu, avec la conviction que les liens qui nous unissent sont plus fort que la mort qui est vaincue une fois encore.
Pierre était un être d'exception non seulement par son intelligence et son amour de l'autre, mais parce qu'à 59 ans il avait su garder, en la mûrissant,la passion de ses 20 ans.
Toute mon affection à toi Sylvie et à vous Pierre-Loïc et Bruno qui ne me connaissez pas

 
À 23/9/08 17:45 , Anonymous Anonyme a dit...

Bonjour Sylvie,

Le départ de Pierre nous touche, bien que nous ne l'ayons en fait très peu connu, nous avons perçu en lui une grande gentillesse et une grande attention aux autres.

Nous voulons te dire notre amitié

Yves et Fabienne Froissart, Orléans.

 
À 23/9/08 18:32 , Anonymous Anonyme a dit...

un grand merci à Pierre pour sa vie donnée en vérité. Nous sommes venus vous voir et c'est Lui qui nous a accompagné, fait avancé en donnant tout ce qu'il sentait important de dire dans ces moments à la fois plein de joie et de tranchant ,dans la lumière.
Son amour profond, pour que chacun vive en cohérence,retourne aux origines et à la pureté du don que Dieu a fait à Chiara.
Pierre vivait sans compromis et nous a aimé avec nos maladresses.
Je garde en souvenir un moment où le scientifique m'expliquait la réalité dans la matière de l'unité , je crois que ce n'est pas de "la plomberie" que Pierre va faire la haut mais travailler à faire de l'authentique en nous tous. Merci à toi Sylvie, Bruno et Pierre Loïc pour ces moments sacrés
Lucienne B

 
À 23/9/08 19:26 , Anonymous Anonyme a dit...

Salut Pierre,

Rebelle, provocateur, passioné quand on a un grand coeur ce ne sont que des qualités !

Je garderais le souvenir de nos conversations ensemble.

Maintenant à toi de m'aider sur le chemin de la sainteté !

À la revoyure !

 
À 23/9/08 19:39 , Anonymous Anonyme a dit...

Cher Pierre,

C’est dans les moments difficiles, douloureux, que l’on apprécie à sa juste valeur une aide, un soutien, un sourire, une marque d’affection. À cinquante-quatre ans, j’ai dû rechercher un emploi en région parisienne. Sylvie et toi, vous m’avez accueilli, hébergé ; pour m’aider à me déplacer, vous m’avez prêté votre voiture. En 2000, j’ai perdu un frère dans des circonstances particulièrement terribles. Vous avez été de ceux qui m’avez manifesté beaucoup d’amour ; vous m’avez écouté, entouré, consolé, invité à déjeuner, etc. Ce sont des choses que l’on n’oublie pas.Et combien d’autres ont bénéficié de votre générosité et de votre gentillesse…

Pierre, tu étais un homme de conviction à la personnalité affirmée, au caractère bien trempé. Tes prises de position, tes comportements étaient résolus et courageux. Ta façon de t’exprimer pouvait surprendre, déconcerter et même, parfois, déstabiliser par ton franc-parler souvent décapant. Mais, en contrepartie, tu étais tellement chaleureux, généreux, sensible, affectueux. En résumé, tu étais fondamentalement bon. Ton visage, tes expressions, ton regard, ton sourire laissaient transparaître cette bonté d’âme.

Tu aimais la clarté, la netteté, la rigueur. Comme me le faisait remarquer un jour un ami commun, tu avais su allier qualités humaines et rationnelles. Il y avait chez toi alliance de la raison et du cœur.

Tu avais un talent spécial et aiguisé pour te faire un avec chacun : athée avec les athées, mystique avec les mystiques.

Tes capacités professionnelles, tes compétences, ton savoir, auraient pu te faire tourner la tête. Tu as su échapper au champ magnétique, et combien attractif, du pouvoir. Ce n’était pas le carriérisme qui absorbait tes énergies, mais ta participation active pour construire sans cesse et sans relâche la fraternité. Régulièrement, lorsque nous nous rencontrions, tu t’intéressais à mon travail, tu me posais des questions. Le monde du handicap, la place des plus démunis ou des plus petits dans la société, t’interpellait.

Tu n’étais pas de ceux qui se passionnent pour les grands discours, mais plutôt pour le service à rendre aux autres : dépanner une voiture durant une Mariapolis, exécuter avec professionnalisme et compétence divers travaux manuels – par exemple de plomberie à Arny, etc.

La revue Nouvelle Cité du mois de juin relate ton parcours, dont je reprends ici brièvement quelques extraits. À 14 ans, tu lis Le Capital de Marx. Au lycée, tu suis un professeur d’allemand qui propose de monter des pièces de théâtre gauchistes. Tu vends à la sortie du lycée un journal trotskiste. Tu es attiré par un professeur de philosophie, Maurice Clavel, qui faisait part de sa réflexion sur la société et de ses questionnements sur Jésus. Tu débattais…

En 1967, tu rencontres un membre du focolare, ouvrier chez Citroën. Tu découvres la présence de Dieu en toi, et t’engages à vivre l’évangile de façon radicale. Je te cite : « Dans le message de Chiara, j’ai senti la même radicalité que chez les trotskistes et, en plus, on l’appliquait. Un avenir était possible, la forme du monde, c’est à nous d’en décider. La propriété privée, les structures, l’économie ne sont pas sacrées. Seul l’homme l’est, car il est à l’image de Dieu.»

Sur le plan professionnel, tu as beaucoup cherché, dans le domaine de la physique des surfaces. Je ne sais pas bien ce que tu as pu chercher et trouver : cela me dépassait quelque peu. Mais je sais que tu as été un authentique chercheur de Dieu. Tu l’as trouvé dès cette terre. La qualité de ton engagement de Gen, puis de focolarino, en témoigne.

Été 2007, tu souffres de mal de dos ; après examens, tu prends conscience que tu es atteint d’une maladie grave. Je n’ai pas grand-chose à dire sur la souffrance des autres, en l’occurrence la tienne, sinon ceci. Nous avons tous pu admirer à quel point tu as vécu, avec Sylvie, cette épreuve ; avec quelle dignité, quelle foi quelle espérance vous y avez fait face.

Aujourd’hui, tu as rejoint le sein du Père, accueilli par tous ceux qui te sont chers : ton père, les membres de ta famille, nos amis de la Mariapolis du Ciel ; nous pouvons imaginer l’accueil qu’ils t’ont réservé.

Pierre, je ne peux te savoir dans la pleine lumière de Dieu, sans activité aucune. Je pense que tu vas avoir – sur un autre plan, certes – quantité de choses à chercher et à trouver !

Nous ne te disons surtout pas adieu : au revoir ? Oui et non ; plutôt à maintenant, ensemble, en famille, en unité, dans l’instant présent. Nous savons bien que tu restes au côté de Sylvie, de tes enfants et de chacun d’entre nous sur le chemin qui nous reste à accomplir avant de te retrouver Là-Haut.

Il me semble t’entendre murmurer au creux de l’oreille ces mots de Saint Augustin : « Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est que le Ciel ! Si tu pouvais d’ici entendre le chant des Bienheureux et me voir au milieu d’eux ! Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les immenses horizons et les nouveaux sentiers où je marche ! Si, un instant, tu pouvais contempler comme moi la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent ! Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient, et quand, un jour que Dieu seul connaît, ton âme viendra dans ce ciel où l’a précédée la mienne… Ce jour-là, tu me reverras et tu retrouveras mon affection purifiée… Alors… essuie tes larmes, et ne pleure plus… si tu m’aimes !... »

 
À 23/9/08 21:03 , Anonymous Anonyme a dit...

Chère Sylvie et famille de Pierre,

C´est faisant le chemin de Santiago que j`apprends le décès de Pierre. Je pense aux quelques moments vécus ensemble, brefs mes intenses et plein de sagesse et liberté. je lui en remercie de tout coeur! Chemin faisant je penserai à Pierre et à vous; je suis sûr qu´il voudra bien faire un bout de chemin ensemble...
En unité de prière,

Vincent (Rotselaar, Belgique)

 
À 23/9/08 21:47 , Anonymous Anonyme a dit...

Chers Pierre et Sylvie,

Lorsque nous vous avons rendu visite en février, nous étions impressionnés par la maladie de Pierre. La mère de Marie-Claude venait de mourir. Votre vitalité, votre amour rayonnant et accueillant, votre témoignage de foi nous ont été précieux et restent un souvenir inoubliable.

Nous prenons part à ta peine, Sylvie, et à celle de votre famille et nous continuons à vous porter dans notre prière.

Marie-Claude et François DAVID

 
À 23/9/08 21:57 , Anonymous Anonyme a dit...

Ciao Sylvie,
tu nous as dit, en septembre dernier,que, pour vous deux, la mort fait partie de votre quotidien, qu'elle fait partie de la vie.Et c'est ce que nous vous avons vu vivre et que nous avons vécu avec vous.
Pierre, à l'annonce de sa maladie, n'a pas demandé à Dieu la guérison mais de demeurer dans la louange. Nous lui demandons, à notre tour, de toujours rester dans la louange. Et nous vous disons merci.

A toi,Sylvie, à Pierre-Loïc, Pascaline, Samuel
et Bruno,"le filleul", toute notre profonde affection née il y a de si nombreuses années.

Dominique, Jean-Marie, Clément et Louise

 
À 23/9/08 22:05 , Anonymous Anonyme a dit...

Qui sait pourquoi nous sommes un bon nombre à être comme Jésus qui pleure son ami Lazare et en même temps nous sommes si heureux que tu puisses être enfin avec Celui que tu aimes , toi qui désirait tellement cette rencontre avec Jésus !
Sans doute comme beaucoup j'ai bénéficié de ton amour concret simple et et chaleureux et aussi de cette communion d'âmes que tu savais si bien faire et nous fait être une famille quelque soit notre vocation.
Nous avons tous beaucoup appris et beaucoup grandi tous ensemble en t'accompagnant sur ce chemin depuis un an.
Quelle chance nous avons eu de te connaître !
Sylvie, Pierre Loic, Bruno merci pour l'amour de votre famille de tout coeur je vous embrasse.
Christiane Giroux

 
À 23/9/08 22:24 , Anonymous Anonyme a dit...

Il y a longtemps, au Laus, Pierre nous parlait avec enthousiasme des "cellules totipotentes". je découvrais, un peu ahurie...Mais combien plus brûlant, et inscrit à jamais dans la mémoire de mon coeur ce qu'il disait, quand la maladie commença à être très présente, de la confiance totale dans laquelle il était de se savoir dans les bras de Jésus, de ne pas craindre puisqu'il savait où il allait.Pas l'ombre d'un doute.
Sa sérénité, son sourire radieux face au départ qui approchait et la paix de Sylvie, lorsque nous sommes venus saluer Pierre en avril, c'est bien plus qu'inoubliable, c'est une lumière dans le brouillard, parfois, du doute ou de la peur.
A toi, Sylvie, à Bruno et Ploc, à Pascaline et à"l'héritier"tous nos remerciements et notre affection.
Françoise Gentien

 
À 23/9/08 22:34 , Anonymous Anonyme a dit...

Pierre nous ne nous étions guére rencontré ces derniéres années mais par l'un ou l'autre je participais à ce que tu vivais. Il me semble que la derniere fois où nous avons échangé c'était à Castel. Tu t'étais inquiété car je claudiquais un peu... Pierre tu nous aura appris à regarder les choses en face. A être attentif à chacun. A se faire un tout en posant un regard divin sur les choses, les personnes et les évenements. Tu es un frére qui nous porte en Dieu. C'est là à présent que nous pouvons te rejoindre. Merci Pierre!!!
Chère Sylvie je te suis très unie ainsi qu'à Pierre-Loïc et Bruno. Du fond du coeur toute mon affection.
Thérèse Gilquin - Lille

 
À 23/9/08 23:07 , Anonymous Anonyme a dit...

Je viens de lire avec Daniel tous les témoignages sur ce blog autour de Pierre que Marie-Claude m'a transférer.
Quelles belles photos, que d'émotions de le voir recevoir le sacrement des malades les mains ouvertes. Merci de nous partager ces moments très forts.
Mes liens avec Pierre datent de la fraternité étudiante à Orsay. Pierre avec son enthousiasme m'a fait connaître la Mariapoli.
Votre engagement tous les deux et votre amour de l'eucharistie quotidienne est un témoignage de foi vivante et vécus au quotidien très important pour moi.
Merci de m'avoir permis de vivre beaucoup de moments avec Pierre cette dernière année.
Semblable à lui-même nos échanges étaient toujours profonds, en vérité et abordant des questions existentielles. Ce dialogue je souhaite le continuer maintenant et suis sûre que Pierre trouvera bien une façon de me répondre.
Merci Pierre pour la lumière dans ton regard quand tu nous as dit le 26 Janvier :"J'ai hâte de voir enfin le visage du christ;"
Et pour ta demande: qu'on prie pour que tu reste dans la louange durant toute cette épreuve. Maintenant tu y es à cent pour cent.
Aides nous , Pierre, pour la route que nous avons encore à faire.
Toute mon affection pour toi Sylvie et pour ta famille
Monique

 
À 23/9/08 23:41 , Blogger Unknown a dit...

Arny cet été, des éclats de rire s'échappent de la cuisine de la maison du gardien ... eh oui Pierre et Sylvie sont venus nous rendre visite !!!
C'est la première fois que je vois Pierre depuis sa maladie : je le découvre affaibli certes mais quelle sérénité, quel visage rayonnant de joie et quel regard pétillant de vie !!!

Merci Pierre pour cette dernière rencontre avec toi et pour ce témoignage impressionnant que tu as donné autour de toi.

Sylvie, Ploc, Bruno, Pascaline et Samuel je suis de tout cœur avec vous par la pensée et la prière. Je ne pourrai pas être à vos côtés Vendredi et j'en suis très déçu mais soyez sûr de toute mon unité pour ce moment.

Je vous embrasse tous très fort et particulièrement mon beau frère et mon beaufrefre qui me sont très chers.

 
À 24/9/08 04:43 , Anonymous Anonyme a dit...

Cher Sylvie,
Par delà les océans nous voulons vous transmettre nos sympaties chaleureuses en ces moments intenses.
Notre ami Étienne De Villemeure (focolare de Montréal) nous a annoncé la nouvelle. Nous n'avons pas connu Pierre mais il était de "la famille" et sa sagesse nous éclairait par ses écrits.
Peut être que tu te souviens: en 1981, lors du congrès de La Famille et l'Amour à Rome, tu nous avais aidé Lise et moi à se trouver une place dans le Stade. Depuis ce temps, "les cousins du Québec" avons continué de penser à toi Sylvie ainsi qu'à Pierre à travers ses articles dans le Nouvelle Cité.
Le temps passse, l'amour reste...
C'est ce que je voulais te partager.

Michel,
(focolarino marié, Montréal, Canada)

 
À 24/9/08 06:42 , Anonymous Anonyme a dit...

Salut Pierre
Je suis un peu jaloux que soit parti
au Paradis .Meme si nous en parlions souvent ces jours derniers,il commence à ce construire içi bas .
Maintenant avec Chiara tu es notre
ambassadeur auprès du Père Eternelle.
Si tu peut Pierre debrouille toi pour nous envoyer en rève ou par
e-mail comment c'est la Haut avec le Pere Eternelle(tu as toujours eu plein d'idees pour cela).
Merçi à toi Pierre à Sylvie et aux enfants pour ces moments d'éternités partages ensemble ces derniers temps.
@+++
Patrick Meichel (Dister)

 
À 24/9/08 07:44 , Anonymous Anonyme a dit...

pierre, je n'ai pas eu la joie de te connaître dans ce monde mais je sais que maintenant tu me vois de la-haut. je te remercie pour tout ce que tu as été et pour ce que tu as donné, même aux inconnus. Christa

 
À 24/9/08 09:55 , Anonymous Anonyme a dit...

Un grazie di cuore a Pierre per la sua vita data per la verità.
Ho avuto modo di conoscerlo e di discutere con lui numerose volte e sempre la stessa libertà e intensità di vita. Un equilibrio tra amore e libertà che oggi emerge in tutta la sua bellezza.

Grazie Pierre per la nostra ultima conversazione telefonica di due mesi fa, ne farò un prezioso insegnamento per il resto dei miei giorni e poco importa se una lacrima oggi solca il mio volto.

Mi rimane questo tuo amore coerente e in fedeltà a Chiara. Senza compromessi e senza ipocrisie.

Grazie aanche a te Sylvie per averlo accompagnato in un momento così sofferto. Un abbarccio a voi Bruno e Pierre Loic nella certezza che proprio oggi che Pierre "NON E' PIU'", OGGI "E'" ANCORA DI PIU' e PER SEMPRE

Rocco FEMIA - Toulouse

 
À 24/9/08 10:14 , Anonymous Anonyme a dit...

Chère Sylvie,
N'ayant jamais été dans une unité GEN, je connaissais plus Pierre par personne interposée, ou par de brefs contacts aux Mariapolis. Il me donnait l'image d'un rocher, de quelqu'un à la spiritualité solide et d'un désir du concret.
J'ai prié pour lui, et je prie pour vous. Lorsque, nous aussi, nous arriverons là-haut, nous découvrirons la Splendeur, et l'infinie miséricorde de Dieu, comme lui la vit en ce moment.
Uno, Fred, Toulouse.

 
À 24/9/08 11:07 , Anonymous Anonyme a dit...

cher Pierre,
nous nous connaissions peu...la dernière fois -aout 2007-nous nous étions rencontrés autour d'une coupe de champ.à St Pierre pour fêter Ste Claire.Nous avions échangé quelques réflexions sur l'"inculturation" et expériences personnelles de l'art d'aimer par ici... Il me semble qu'aujourd'hui, une nouvelle coupe débordante à la main, tu m'adresses encore, avec ton sourire pétillant de ce jour là, un clin d'œil d'encouragement à continuer de chercher ensemble et de parcourir en confiance ce chemin de Vie;je te dis merci!
et à toi, aussi, Sylvie!! par delà l'espace qui sépare,j'embrasse très fort et affectueusement en t'assurant de notre profonde Unité pour cette nouvelle étape.
Bernadette et famille AUZIAS-ESMENJAUD Antibes

 
À 24/9/08 12:40 , Anonymous Anonyme a dit...

Chère Sylvie,

Dans notre mémoire, dans notre coeur, sont restés gravées ces journées impérissables vécues à Sassone, puis à Loppiano en 79 & 80! Nous revoyons Pierre avec son sourire, son sens de l'humour, sa profondeur d'âme et sa grande humilité .

Nous tenons à t'assurer, ainsi qu'aux enfants, de nos prières, particulièrement vendredi lors des funérailles. Avec vous nous dirons: "Viens ma toute belle, viens dans mon jardin .."

Le voici maintenant avec Chiara, Foco et notre grande famille qui qui est déjà arrivée à destination.

Nous t'embrassons bien fort,


Guy & Micheline (Liban)
Au Canada depuis 1990

 
À 24/9/08 12:50 , Anonymous Anonyme a dit...

Je garde précieusement (surtout à présent qu'il est au Ciel)l'invitation et/ou l'encouragement de Pierre à ma propre prise de liberté de pensée et d'écrire en suivant mon appel intérieur. La liberté de conscience : un legs important de Pierre qui doit continuer et continuera à vivre parmi nous. Voilà pour la parole. Et puis le regard de Pierre : un oeil-sourire-feu, reflet d'une âme-maison où tu peux habiter parce qu'un foyer d'amour y brûle pour réchauffer celui qui passe.

 
À 24/9/08 13:09 , Anonymous Anonyme a dit...

Pierre m'a soutenu et accompagné dans une période où je me cherchais professionnellement. Il m'a aussi acceuilli dans son labo pendant 2 mois.

Il savait faire famille et rendre la présence de Jesus au milieu une vraie réalité.

Je suis reconnaissant pour la grâce qui m'a été donnée, d'avoir cheminé avec lui.

 
À 24/9/08 13:28 , Blogger Unknown a dit...

Chère Sylvie, Ploc et Bruno,

c'est avec grand regret que je ne pourrais pas être avec vous vendredi pour fêter ensemble l'arriver de Pierre au Paradis. Je dis "fêter" car je pens que c'est ce que vis Pierre en ce moment et que c'est la plus belle façon de lui temoigner notre amitié fraternelle.
L'an passé, de passage à Toulouse il nous avait dit qu'il était curieux de connaître la mort. Dieu vient donc de répondre à sa curiosité...
Avant de mourir, Renata avait dit: "je veux témoigner que la mort est Vie!". A son exemple Pierre est aujourd'hui un témoin de vie.

Je vous embrasse

Marc L.

 
À 24/9/08 14:21 , Anonymous Anonyme a dit...

Cher Pierre,
la première fois que je t'ai vu c'était à Rome pour un Genfest. J'avais 15 ans, je découvrai les Gen et toi tu faisais partie des plus vieux. Je me rappelle combien c'était un plaisir d'être proche de toi pour écouter tes discussions toujours pationnantes.
Par la suite j'ai eu d'autres occasions (trop rares à mon goût)de te connaître davantage et le plaisir de ces rencontres était toujours aussi vif. Ton exigence de cohérence, la rigueur de ton raisonnement et même tes malicieuses provocations étaient autant d'invitations à grandir en sagesse.
La dernière fois que je t'ai entendu c'était au printemps dernier. Nous t'avions téléphoné lors d'une journée de focolare. Tu as insité sur le fait que nous n'étions qu'un, membres d'un seul corps. Tes paroles indiquaient que ce n'était pas une conviction mais un constat, fruit de ton expérience. La puissance de ton témoignage m'a fait prendre conscience ce jour là de la puissance de notre unité.
Tu es de ceux que rien n'arrête, rien n'arrête d'aimer, même pas la mort. Et avec toi on continue d'être cet unique corps, que nous soyons sur la terre ou au ciel, membres de ce corps qui est Amour.
Je t'embrasse, toi et toute ta famille.
Jean-Jacques Pravieux

 
À 24/9/08 17:32 , Anonymous Anonyme a dit...

Très chère Sylvie,
Merci pour tout ce que vous nous avez transmis en vivant l'Idéal de l'Unité.
Actuellement ensemble en noyau nous prions pour vous.
Nous vous embrassons.
Le noyau de Grenoble (Marguerite, Cécile, Sara, Antonia, Monique A., Gaétane et Monique G.)

 
À 24/9/08 18:49 , Anonymous Anonyme a dit...

Le souvenir du départ de Pierre par delà les témoignages entendus sera pour moi un exemple par sa capacité à vivre sa maladie, il rejoint de cette manière tous nos amis partis avec la grace et la sérénité que la vie spirituelle qui animait Pierre seule peut donner .Je garde de lui le souvenir d'un homme au sourir malicieux et généreux, qualités qui sans aucun doute doivent s'ajouter à d'autres tellement nombreuses. Merci Pierre et Sylvie pour votre témoignage.

 
À 24/9/08 20:19 , Anonymous Anonyme a dit...

Ciao Sylvie, Pierre-Loic, Bruno, Pascaline, Samuel: con ogni probabilità non ci conosciamo di persona...ma conoscevo abbastanza Pierre...
Vi abbraccio uno per uno, con lo stesso "cuore di carne" con cui ora Pierre, nel seno del Padre, stringe, consola e dà coraggio a tutti noi...
Con Pierre, ci conosciamo da circa 40 anni, dal lontano 1968, agli esordi del Movimento Gen, quando nasceva il primo Centro Gen mondiale...
Insieme a tanti altri Gen del mondo, per me Pierre è stato, è e sarà sempre un autentico "fratello" di Ideale, un vero "amico" di giorni, mesi, anni e pensieri, un "compagno" di lotte e di discussioni, di sconfitte e di vittorie, di sofferenze e di gioie...
Nel corso di questi ultimi anni non ci siamo visti spesso: gli eventi della vita ci hanno trascinati altrove, in Paesi, città e situazioni personali e sociali diverse...
Anche se ci siamo sentiti, talvolta, per telefono... l'ultima telefonata con Pierre è stata il 15 marzo scorso, in occasione della morte di Chiara: di quella telefonata, tra le molte cose che ci siamo detti, ricordo soltanto un suo "Coraggio, forza Crux... insieme, come sempre in cammino": detto da Pierre, in quella circostanza, non ha bisogno di ulteriori commenti... ma di un "Grazie, Pierre, di tutto e per sempre!".
E grazie a voi tutti: a te Sylvie,a Pierre-loic, Bruno, Pascaline, Samuel.
Anche se fisicamente lontano, sono spiritualmente accanto a voi:
Vostro(Francesco)Crux

 
À 24/9/08 21:20 , Anonymous Anonyme a dit...

Carissima Sylvie,
Ho saputo della partenza di Pierre e vorrei dirti la mia vicinanza e il mio affetto fraterno per te in questo momento. Sappiamo che dal Cielo Pierre ti è più che mai vicino e ti aiuterà a vivere il dolore del distacco. Assieme a te chiedo alla Madonna di farti sentire tutto il suo amore materno. Ti abbraccio, Aldo Baima.

 
À 24/9/08 23:02 , Anonymous Anonyme a dit...

Merci Pierre !

Merci particulièrement pour ces douze derniers mois.
De "la" bouteille de champagne à ces dernières heures, toute ta vie dit Dieu.
Merci pour ton compagnonnage dépourvu de jugement et plein d'encouragement.
Merci pour toutes ces soirées où tu n'avais pas besoin de parler, mais ta présence suffisait à embaumer les cœurs de Paradis !

Bon voyage !

Merci Sylvie !

Merci pour votre duo qui a sonné si juste, quand les hommes croient que ce n'est plus possible.
Merci de m'avoir permis de vivre cette année "éternelle", proche de vous.

Gros bisou à Samuel, le "témoin" pour sa génération, à sa maman, à son papa et à tonton Bruno.

Philippe

 
À 25/9/08 11:26 , Anonymous Anonyme a dit...

Chère Sylvie,chers Pierre-Loïc, Pascaline, Bruno, Samuel

C'est avec émotion que je regarde les photos et le sourir de Pierre, plein d'amour et d'humour qui m'a toujours frappée. Merci Bruno pour ton Poême qui nous permet de nous rendre si proche de ces instants du départ de ton papa. Sylvie je t'embrasse bien affectueusement et t'assure de mes prières et de toute ma plus profonde unité.
François qui est à Rome est de tout coeur avec vous tous.
Jeanne-Hélène

 
À 25/9/08 12:29 , Blogger Unknown a dit...

Pierre, voilà 38 ans que nous nous sommes rencontrés. Nous avons très vite vécu des moments forts au chantier de jeunes d'Aujac où tu étais venu soutenir une amie dans le bouleversement que causait son amour réciproque avec notre aumônier.

Tu as remis tout cela dans une perspective d'amour et rendu la vie à 40 possible et riche malgré les réactions et jugements de beaucoup.

Je t'ai retrouvé en fraternité et tu es devenu au fil du temps non seulement mon meilleur ami mais celui de mon compagnon et un référent pour mes enfants.

Nous avons même vécu ensemble pendant quelques temps chez nous avant la naissance de nos enfants. Pierre et Sylvie étaient venus avec leur lit et leur valise. C'était super !

Une phrase très courante à la maison ces dernières années quand on envisageait un problème à résoudre, quelle que soit sa nature : "et si tu appelais Pierre ?" - et bien sûr Pierre rentrait à fond dans la demande, passait du temps au téléphone ou à la maison au grand dam de Sylvie peut-être...

Merci aussi à Sylvie
J'en aurais trop à dire, à demain tous.

Marie Delpont

 
À 25/9/08 16:55 , Blogger jean Dudu a dit...

Chère Sylvie,
La route fut longue et douloureuse, mais ô combien trop brève.... Vous restez unis comme vous l'avez été toutes ces années, j'en suis sûr.
Je me joins à toi par la pensée pour pleurer Pierre, pour le laisser aller là où il avait choisi de viser pour l'éternité et je demande à mon frère Jean-Marc de venir vendredi s'incliner aussi de notre part devant le cercueil de ton cher mari, comme une expression de notre fidèle et amicale estime.
Florence et Jean Dumas collègue physicien du CNRS de Grenoble.

 
À 25/9/08 19:32 , Blogger Pierre Frachebourg a dit...

Là-haut Pierre a maintenant toutes les réponses à ses nombreuses recherches scientifiques et spirituelles.
Merci à toi, mon homonyme pour ces riches colloques à Rome, pour ton amitié et l'offrande courageuse de ta vie durant ces derniers mois de maladie.
Toutes mes sympathies à Sylvie et à sa famille.
Pierre Frachebourg et famille (Valais / Suisse)

 
À 25/9/08 20:01 , Anonymous Anonyme a dit...

Pierre s'en est allé. Un frère attentif et soucieux d'authenticité. Je sais qu'il nous précède et reste présent, lui qui se réjouissait d'aller voir Jésus.Je fus marqué lors de nos conversations par son esprit fin et aigu allié à de grandes qualités de coeur que la maladie n'avait pas entamés.
Il était un guetteur et un veilleur soucieux de communion vraie. Je lui suis reconnaissant de ce qu'il m'apporté, lui le scientifique amoureux des chiffres et des belles démonstrations avec une âme ouverte à l'amitié et à la vie. Il savait être simple et joyeux.
Avec toute mon affection à Sylvie et à sa famille.
Jean Claude Gérardin

 
À 25/9/08 20:23 , Blogger ztods a dit...

Pierre,
Dans mon souvenir, ton regard pétillant, ton sourire, ta curiosité intarissable, ta lucidité, mais surtout ton esprit libre, rayonnant.

Sylvie, Pierre-Loïc, Bruno,
Bien avec vous,

Elisabeth Taudière (Bécot)

 
À 25/9/08 20:43 , Anonymous Anonyme a dit...

Bonjour Ploc, bonjour Bruno,

Je n'ai connu votre père qu'à travers les nombreuses expériences (de vie et scientifiques) contées et vécues par Éric Audouard, et bien que peu présent ces derniers mois dans la communauté, je vous transmet toute mon amitié et vous soutiens dans la prière.

Grégory (Toulouse)

 
À 25/9/08 21:52 , Anonymous Anonyme a dit...

Chère Sylvie,la nouvelle que nous a annoncé Patrick nous a touché profondemant. Nous savons bien que les derniers temps il a beaucoup souffert et que il avait enormement de courage.
Nous vous presentons nos plus sincères condolèances.
Hasmik, Armén Mouradian

 
À 26/9/08 00:26 , Anonymous Anonyme a dit...

Cette nuit,j'ai entendu une voix intérieure qui me demandait d'aller écrire une lettre à une amie agée et souffrante:c'était Pierre dont je me suis toujours senti aimé qui continue à la Mariapoli céleste son inlassable travail de chercheur d'unité...Merci à toi Pierre et à toi Sylvie pour votre présence et maintenant que la flamme est transmise à Bruno et Pierre-Loic et Pascaline et Samuel et combien d'autres,merci d'avance pour ce Dieu Amour va faire de chacun(e).Plaise à Dieu que ce soit une vie pleine d'amour concret comme notre ami Pierrot!François et Jacqueline.

 
À 26/9/08 08:19 , Blogger Gilles Claeys a dit...

Très chère Sylvie,

C’est à toi d’abord et à ceux qui croiseront encore son chemin que je m’adresse,
Maintenant que Pierre mon ami a tout laissé pour continuer à suivre Jésus
Qui vers lui s’est retourné, lui a tendu les bras, l’a embrassé,
Et qu’ils cheminent désormais d’un même pas joyeux,
Le sourire à la bouche, le regard lumineux,
C’est avec eux que je veux vivre encore,
Me souvenant de ses paroles :

« L’union avec Dieu, c’est la seule chose qui compte. Tout le reste n’a pas d’importance. Je me sais et me sens immensément aimé de Lui, aimé comme son fils bien-aimé. Rien ne me manque. Il m’aime et je l’aime.»

C’était au début de février 2008. J’étais allé vous voir, seul, cette fois-là. Je passais un moment de grandes difficultés. Pierre trouva les mots justes, animés d’une sagesse qui m’allait droit au cœur : « La plupart des motivations et mobiles de nos actes et actions se rapportent à notre besoin d’être reconnus. Nos choix, notre façon d’agir et de nous comporter, nos ambitions le plus souvent découlent de cette soif de reconnaissance, qui est aussi une soif d’être aimés. Et nous la cherchons, cette reconnaissance, auprès des hommes et des femmes qui vivent autour de nous et avec nous, en oubliant que nous sommes immensément comblés déjà par la reconnaissance qui nous vient de notre Père. Cherchons d’abord l’union avec Lui en faisant ce qu’il nous suggère à tout instant, en lui parlant, en déposant en Jésus nos soucis, nos craintes, nos préoccupations, nos souffrances et nos joies.»

Il m’expliquait comment poursuivre ce chemin qu’il avait pris jeune, épris de l’Idéal de l’Unité que nous a donné Chiara Lubich dès 1967 lors du lancement de sa révolution à elle de l’Amour. C’est vers cette époque qu’à Rocca di Papa (sur les hauteurs volcaniques qui s’élèvent à l’orient de Rome) – nous avons été enflammés par l’ardeur du feu dont Jésus dit qu’il voudrait tellement déjà le voir embraser chacune de nos relations. Nous étions parmi les premiers Gen, des jeunes de treize à dix-huit ans venus là d’un peu partout dans le monde.

« Jésus nous invite – me disait Pierre – (c’est ça la vocation) à vouloir (c’est notre liberté) participer à sa vie. Si je lui ai tout donné, quand j’ai mal, ce mal est à lui, et quand je souffre, c’est devenu sa souffrance à lui, lui qui m’aime et est aimé… Cela transforme tout, renouvelle tout, détache tous les liens, me libère, me relève et me tient debout.» Il me rappelait aussi ces simples mots devenus faciles à énoncer, depuis que Chiara nous les avait proposés : «Si tu le veux, je le veux…» et « Pour toi, Jésus…».

Je m’étais confié à lui, lui disant mon sentiment de culpabilité par rapport à certains de mes échecs comportementaux que j’attribuais à l’épreuve à passer. Il me disait que ce n’était pas du mal : « C’est juste moins bien. C’est comme si avec ta chaise longue, tu te mettais à l’ombre, alors qu’il y a le soleil à côté. Ou encore : c’est comme quelqu’un à qui on n’aurait pas appris à ouvrir la bouteille de vin. Il boit seul une eau frelatée. La culpabilité, disait-il, « c’est une invention du démon ». Jésus peut faire du bon avec tout. Il me souhaitait ce que j’ai fait souvent depuis : que je donne un coup de pied dans ma chaise longue pour la déplacer au soleil. Pas de culpabilité me répétait-il : « Il faut se laisser remplir par du mieux. L’important, c’est Dieu. Comme la mer qui monte, l’eau lave tout : tu la laisses monter…» Il avait fait allusion à un texte d’Angèle de Foligno, que je ne connais pas et serais curieux de lire. « Je me suis beaucoup interrogé sur les formulations non-Lubichiennes de Jésus abandonné pour éclairer Lubich ». Je crois comprendre ce qu’il voulait dire. Notre amitié avait été l’un des plus beaux cadeaux que Dieu m’ait donné de vivre. Cette recherche-là touchait aux fibres les plus sensibles de notre affinité : Que faire en effet pour que là où Jésus crie chacun puisse l’entendre, le reconnaître, se précipiter vers lui ?

Le 18 mars, je n’étais plus retourné à Gif depuis plus d’un mois, j’ai rappelé les Garoche. Je m’étais préparé, plume à la main, à mettre sur papier quelques-unes des paroles de Pierre. Car depuis ma visite de février 2008 au cours de laquelle j’avais pu lui demander de prier pour moi, j’étais dans la lumière qu’il avait reçue et qu’il m’a donnée.

« Il est capital de vivre la Trinité sur Terre : être rien devant l’autre. On ne s’est jamais tant aimés, Sylvie et moi – Grâce. Besoin d’elle. Je ne suis pas du genre à avoir besoin des autres. On a construit une relation. On a découvert, avec ma maladie, que chaque besoin donne l’occasion de découvrir une plus grande capacité d’amour entre nous. On patauge dans le bonheur comme bébé dans son bain. »

Bien d’autres sont allés rencontrer Pierre chez lui ces derniers temps. Ils l’ont vu transformé et se sont vus transformer par l’indicible atmosphère de paix joyeuse qui régnait là. Il m’avait lu ces mots extraits d’une lettre d’une personne venue le voir un mois auparavant : «La dernière fois que je t’ai vu, je me suis remise à prier. Et je suis heureuse.»

Depuis le départ de Chiara, Pierre vivait en offrant tout pour que la vie du Mouvement des Focolari se renouvelle. Ce renouvellement nous a été donné et nous est donné encore : plus que jamais, l’écoutant comme Marie et traduisant comme elle ce qu’il disait en actes posés avec amour et douceur, nous voulons accueillir Jésus au milieu de nous.

Pierre n’avait pas peur de parler sans détours de la mort. Avant même que les premiers symptômes se soient déclarés, c’était lors de votre visite chez nous à Bruxelles en février 2007, nous étions surpris de l’ouverture, du réalisme, de l’audace que vous aviez de parler entre vous de votre mort. D’envisager même ouvertement la suite, laissant à chacun la liberté de continuer son cheminement.

Pierre était franc, vrai, généreux. Il était entier. Il m’a donné un jour son plus grand trésor : (…) Le Paradis : voilà, chacun de nous l’y croit et il a tout fait pour nous y entraîner.

« On reste ensemble, à bientôt Gilles », ce sont pour moi ses dernières paroles. Elles résonnent encore en moi dans ce bientôt qui approche à grands pas. Or tu es déjà là.

Gilles Claeys
Bruxelles, le 24 septembre 2008


Je mets en Post Scriptum l'échange de courriel qui raviva notre amitié.

Titre: Quelques nouvelles
Auteur : pierre garoche
19/10/07

Bonsoir Gilles,

Merci de ton partage et du texte sur jésus abandonné. Pendant les vacances je me suis trouvé confronté à des douleurs dorsales de plus en plus importantes que les calmants ne réussissaient plus à atténuer. De retour à Gif les médecins ont diagnostiqué un cancer de la prostate qui n'est pas opérable et qui a provoqué des métastases osseuses un peu partout.
Je l'ai reconnu comme une nouvelle proposition de vie qui me donne l'occasion de dire oui concrètement à ce que l'amour de Dieu me propose, bien sur cela pose la question d'une fin de vie un peu plus rapide que prévue. J'ai donc écrit un petit texte pour nouvelle cité d'octobre 2008, il dit un peu comment je vois ma propre mort. Je te l'envoie afin de partager un peu ce que nous vivons ensemble avec Sylvie. Je ne suis pas dans un désir forcené de guérison, mais j'ai simplement demandé à Jésus de rester dans la louange.

Bonsoir à Anne-Marie

Avec toute mon Amitié

Pierre


G Claeys à Pierre
24/10/07 Répondre

Bonsoir très cher Pierre,

Je ne sais pas t'écrire: j'ai lu ton message cet après-midi seulement et ta belle réflexion mise en annexe et je suis ébahi de ce que tu nous fais savoir, édifié de la façon dont tu le vis, l'assumes, le dis... C'est très très fort. Anne-Marie me rappelle que lorsque vous étiez chez nous la dernière fois, nous étions étonnés déjà de la franchise avec laquelle vous parliez de votre mort: entre vous, avec vos enfants, de celle de ton père...

Je me dis qu'à moi aussi elle peut s'annoncer bien plus tôt que prévue ou désirée... elle peut arriver demain, ce soir, maintenant. La rencontre avec elle, notre sœur, comme tu aimes à le dire avec saint François, la rencontre avec Lui, qui nous donne rendez-vous.

Je ne suis pas prêt pourtant.

Je te remercie de la confiance que tu nous fais en nous parlant de ta santé. Comment Sylvie vit-elle cela ? Et vos enfants ? As-tu toujours aussi mal ?

J'ai grand espoir de te revoir à Castelgandolfo pour l'école Abbà des 8-11 novembre. Je ne pourrai y être qu'à partir du vendredi soir. Penses-tu pouvoir participer ?

Anne-Marie et moi te saluons, vous saluons avec affection,
Avec l'envie de vous retrouver bientôt, si Dieu le veut,
et dans le Pacte qui nous unit en Jésus,

Gilles

 
À 26/9/08 09:22 , Anonymous Anonyme a dit...

Cher Pierre,

Je n'ai pas l'mpression que tu sois parti, tellement la relation avec toi est vivante et elle continue.
Il est vrai que depuis 6 ans nous n'étions plus dans le même focolare et pourtant quand nous nous sommes revus et plus tard entendu au téléphone, je n'ai ressenti aucune distance avec toi. Au contraire, nous étions plus proche.
Depuis 40 ans que nous nous connaissons, il y aurait beaucoup de choses à dire. Pour moi les moments les plus beaux avec toi, c'était lorsque apparaissait une difficulté et que nous arrêtions pour nous mettre d'accord. Pour toi, comme pour moi c'était d'arriver à la pleine unité, sans aucune ombre. Bien des fois tu m'as aidé par ton exigence de vérité. Merci Pierre! Je suis certain que tu continueras à m'aider car je sais que tu es en moi et moi en toi.
Sylvie, Pierre-Loïc, Bruno, Pascaline et Samuel, soyez sûr que je m'associe à vous de tout coeur dans la prière, tout particulièrement aujourd'hui.
Fraternellement,

Jean-Pierre Prodan (Rocca di Papa)

 
À 26/9/08 09:47 , Blogger Nelly a dit...

Ho avuto la fortuna di conoscere personalmente Pierre. Ho trovato in lui un'anima grande aperta all'umanità. Nel suo cuore ogni uomo aveva un posto speciale, era apprezzato indipendentemente dalla sua fede, cultura e provvenienza.
Era un "uomo mondo".
Considero un privilegio averlo conosciuto.
Nella Ammes

 
À 26/9/08 13:53 , Anonymous Anonyme a dit...

Chère Sylvie, chers Pierre-Loïc et Bruno
Lorsqu'il y a un an,Pierre nous a téléphoné pour nous annoncer sa maladie, à la fin de la conversation, je lui ai demandé :Pierre qu'est que nous pouvons faire pour toi?
Il a répondu :"Prier pour que je reste toujours dans la louange". Depuis ce moment, nous avons demandé cette grâce sans cesse; pour ma part, cela m'a énormément aidée, car cela supposait que je m'efforce de vivre moi aussi, dans cette louange. Combien de fois, dans des moments plus difficiles, cela m'a remis dans la réalité du Ressuscité.Et maintenant qu'il est parti, ou plutôt que nous expérimentons sa présence plus que jamais, j'ai la certitude que c'est lui qui va nous aider à vivre chaque instant présent dans la louange, car il sait combien c'est notre "chance" dans le Saint Voyage de la vie, quelques soient les obstacles du chemin.
Je le demande que cette grâce continue pour vous aussi, toujours.
Avec toute mon affection
Marie-Renée

 
À 26/9/08 17:12 , Blogger Etienne de Villemeur a dit...

Cœur de Chercheur

Nous nous sommes rapprochés sans que je m’en aperçoive.

Il m’avait vu venir, mais il n’avait rien dit.
Il savait trop bien qu’il ne sert à rien de forcer les choses.

La science est une œuvre collective. Elle avance quand chacun fait sa part, mais aussi… reste à sa place. Vouloir la maitriser, chercher à en orienter la course, c’est prétendre jouer un rôle qui nous dépasse.

Pierre avait l’humilité du vrai chercheur.
Celui qui sait qu’il faut beaucoup travailler pour espérer avancer ; et donc, avant tout, commence par respecter les idées de l’autre.
Celui pour qui chaque avancée … dévoile le chemin encore plus long qui reste à parcourir ; et qui, de cette expérience de « petitesse », perd toute tentation de pouvoir…

Quand j’ai levé la tête, il était là souriant, prêt à échanger.

Il savait la valeur de l’autre.
Que, si je sais l’accueillir, il peut être un véritable cadeau.

Après tout, la recherche est un des rares domaines où les gens prennent du temps, dépensent de l’argent, pour avoir le privilège... de rencontrer l’autre.

Tout était simple. Il n’y avait rien de programmé. On profitait de l’instant, de l’occasion ; puis le moment venu, on passait à autre chose.
Là encore, si tu sais, si tu sens, que nous formons un corps, de quoi voudrais-tu te préoccuper ?

Nous avons parlé d’empilements atomiques, mais aussi d’influence de la technologie…sur la mystique !

Le corps, la tête ou l’âme ne font-ils pas une seule chose ?
Puis-je être vraiment être entier si je réprime une partie de moi-même ?

Pierre pensait comme il respirait, sans jamais s’arrêter.
Respiration légère, à peine perceptible, quand tout simplement il cherchait… à te saluer de la manière la plus adaptée.
Respiration plus forte quand la question était explicite ;
Souffle rauque et violent quand tu tentais de l’étouffer, ou t’attaquais à quelqu’un d’autre.

Penser c’est utile en toute occasion : pour aimer, pour vivre, pour être homme tout simplement.

On s’est à peine salués ; on reprendra la conversation au moment opportun, … comme d’habitude

Quand on se laissait, il n’y avait pas de consignes.
Ou plutôt si : de quoi alimenter ta route ;
Mais rien qui ne t’oblige à retourner vers lui. Il avait trop le sens de la liberté.

Il cherchait surtout à te libérer des préjugés, de ta vision étriquée, de l’homme, de la vie, de son sens…
Ce n’est qu’après avoir démonté tous tes arguments de bien-pensant, qu’il concédait, presque à regret : « oui, pour moi le sens de la vie, c’est aller vers Dieu ».
Il avait tellement peur que tu réduises ce Dieu à quelque chose d’humain ; que tu en exclues les autres. Il était tellement conscient qu’il peut œuvrer « avec ceux qui y croient, comme avec ceux qui n’y croient pas. »

Mais qu’est-ce qui le faisait courir ?

La recherche, ça brûle.

C’est comme quelque chose que tu perçois derrière ce que tu vois, au-delà de ce que tu peux comprendre.
Et, peu à peu _ ou tout d’un coup cela dépend _ tu n’as plus de cesse : tu as besoin de voir, de comprendre, de dire … « Cela » t’appelle.

Alors tu pousses les choses jusqu’aux limites.
Et puis, si c’est encore « au-delà », tu dois te résoudre à franchir la frontière, sauter dans le vide de l’inconnu.

Comme il était beau, Pierre, de pouvoir, avec toi, sauter dans le vide. Comme il était beau de te voir « plonger ».
Il y avait dans ton geste, la fière témérité du chercheur face à ce qui le dépasse ; il y avait surtout la confiance de celui qui, au-delà de tout, se sent, se sait aimé.

Tu étais chercheur, Pierre,

Chercheur de Dieu



Montréal, le 26 septembre 2008

 
À 26/9/08 18:57 , Anonymous Anonyme a dit...

Sylvie,
Nous te sommes sûrement inconnus, mais toi tu es présente pour nous par tes articles et tes conseils dans Nouvelle Cité et ta musique, tes chants et surtout la vie partagée pendant la maladie de Pierre.
Il est 15h20, l'heure des obsèques et nous nous unissons de tout coeur à ceux présents autour de vous, en unité de prière.
Le noyau de Montpellier

 
À 26/9/08 20:28 , Anonymous Anonyme a dit...

Pierre
J'ai dû te rencontrer en 1968 à Rodez; c'était l'envol des Gen et le dynamisme prometteur de toute une génération de Jeunes.
Je t'ai revu à Castelgandolfo lors d'un congrès pour personnes de convictions différentes.
Mon souvenir: toujours le sourire,une présence rassurante, le dynamisme contenu de 1968
Ma mémoire te gardera toujours vivant et utile.
Amitiés à Sylvie et sa famille.
Jean-Eudes Minaud

 
À 27/9/08 03:24 , Anonymous Anonyme a dit...

"La ténèbre n'est pas ténèbre, la nuit comme le jour est lumière". La fête pour le départ de Pierre unit la beauté et la force. Il flotte comme un air de bonheur : les sourires et les chants ; l'émotion est au rende-vous, la certitude que Dieu est là. Les moments vécus, des toutes petites rencontres avec Pierre, reviennent en mémoire. Maintenant questions et réponses autrement – sans limites. Comment ? …
Ania
PS.La nuit est longue...Nous la passons sur ce "album photo" Marius et moi - devant Pierre...

 
À 27/9/08 07:40 , Anonymous Anonyme a dit...

Sylvie, Pierre-Loïc, Bruno, nous venons d'apprendre par nos amis Esmenjaud le départ vers le Père de Pierre.
C'est à vous que nous pensons, à vous qui restez. Pierre est dans la Paix du Seigneur, mais vous ne l'avez plus avec vous.
Nous prions pour vous : que le Seigneur vous accompagne pour porter l'absence (visible) dans les semaines et les mois qui vont suivre.
Nous aurions aimé vous revoir tous, mais la vie ne l'a pas permis. C'est dommage.
Nous n'habitons pas très loin, et espérons que nous aurons tout de même l'occasion de vous embrasser un jour...
Bien affectueusement nous vous embrassons, dans la lumière du Christ ressuscité ! Et nous nous unissons à votre prière, tous réunis autour de Pierre !
Sophie et Jean-Michel AMEIL
Marie-Gabrielle et Irène
21 rue des Bertagnes
77950 RUBELLES
01 60 68 51 71
sonicolameil@club-internet.fr

 
À 27/9/08 11:30 , Anonymous Anonyme a dit...

Chère Sylvie,

toi, Pierre et votre famille, avez été bien présents à nos pensées et prières ces derniers jours.
Nous prions pour que Dieu vous couvre de sa Paix: celle que Pierre connaît pleinement à présent,

amitiés,

Sabine et Samuel

 
À 27/9/08 16:46 , Anonymous Anonyme a dit...

Très chère Sylvie
Merci à toi, à tes enfants et à ta famille pour la "fête" autour de Pierre hier.Elle était à l'image de Pierre. Je garde précieusement dans mon coeur les moments vécus avec lui, il y a quelques mois et aussi il y a de très très nombreuses années. Au delà de certains points de vues divergents entre nous,sa fidélité à la pureté du Charisme lui faisait prendre "paroles" d'une façon qui pouvait étonner: mais il obligeait ainsi à modifier certains de nos schémas "humains", à raisonner "autrement", voir "au-delà"; il restait toujours dans la réalité concrète de la vie où il savait contenir la diversité "humaine" des personnes.
Sa Foi en l'Amour de Dieu pour chacun, qui qu'il soit, quelle qu'ait été sa vie,croyant ou non, bien dans les "rails" de l'Eglise ou bléssé par la vie avec ensuite parfois une orientation un peu à côté de ces "rails",...sa Foi en l'Amour de Dieu pour chacun irradiait de sa personne et m'a personnellement profondément touché, ému: elle était Vrai, hors de tout "politiquement correct", elle était profonde, sincère. Maintenant arrivé là où il avait toujours voulu être (prés de Jésus), je lui ai en particulier confié "ceux qui ne sont pas dans les rails" de l'Eglise mais n'en aiment pas moins Jésus de tout leur coeur, de toute leur âme et de toutes leurs forces humaines. Que de là haut, il les aide à croire sans faillir à l'Amour de Dieu pour eux, tout en sachant rester dans la fidélité à l'Eglise sans jamais se laisser "blesser" par certaines de Ses paroles, et qu'il les aide à garder toujours, comme lui l'a fait, leur regard fixé sur Dieu seul. Je pense à toi Sylvie pour tous ces mois à venir où, comme tu nous l'a partagé, vous allez devoir gérer son absence. Je t'embrasse (je pense que tu me reconnaitras).

 
À 27/9/08 17:47 , Anonymous Anonyme a dit...

Je trouve l'annonce de la mort de Pierre a Ourense sur le chemin de St-Jacques venant de Seville. J'ai eu l'occasion precieuse de discuter de la mort avec lui, et cet echange reste tres present a mon coeur. Il la voyait comme un aboutissement et je souhaite partager cette esperance avec sa famille.
Affectueusement
Bernard Saugier

 
À 28/9/08 20:18 , Anonymous Anonyme a dit...

Carissima Sylvie,

la notizia della "partenza" di Pierre mi ha profondamente addolorato..., ma anche consolato perchè sono certo che adesso lui, insieme a Chiara, Foco e tanti altri, contempla la verità tutta intera.
Quella verità che Pierre ha sempre cercato, con tenacia, passione, entusiasmo e profonda onestà intellettuale.
Negli ultimi anni abbiamo condiviso il rapporto con Sergio Rondinara e tutto il gruppo della Scuola Abbà: un'occasione gioiosa di unità al di là di ogni limite,
vissuta con la piena consapevolezza del nostro ruolo di fisici, ma anche con il desiderio di fare quel "salto quantico" che ci potesse portare insieme su una dimensione superiore.
Non potrò mai dimenticare le nostre discussioni sui principi della fisica, sempre profonde, acute e illuminanti. Aspettavo ogni occasione per incontrarlo e poter godere di questi momenti di apertura intellettuale.
Nè potrò dimenticare il suo amore per Chiara, l'Ideale e l'Opera, sempre teso a dare il suo contributo perchè l'Opera fosse sempre più dono per l'umanità intera.
Insieme a mia moglie, Angela Maria,
condividiamo insieme a te e ai tuoi figli questo momento, assicurandoti la nostra preghiera per Pierre e tutti voi.

Daniele Spadaro
Catania, Italia

 
À 29/9/08 21:03 , Anonymous Anonyme a dit...

Chère Sylvie,
Nous avons appris par Alain Boudre le départ de Pierre vers la maison du Père . Nous sommes unis avec toi et ta famille dans la prière.
Nous t'embrassons fraternellement.
Anh Thu - Jean et notre fille Marie

 
À 30/9/08 03:35 , Anonymous Anonyme a dit...

Chere Sylvie,
je viens de parcourir tous les messages... quel temoignage, Pierre nous unit tous au dela du temps et de l'espace. J'ai reconnu beaucoup de noms, plusieurs que je n'ai pas vu depuis 35, 38 ans... Mon passage a Paris en Juillet et l'apres midi passe avec toi et Pierre restera un moment inoubliable, une fenetre sur le paradis. Quelque semaines plus tard, de retour aux USA, j'ai appele votre maison et, a ma grande surprise, Pierre a repondu au telephone. Tu etais sortie faire des courses. Sa lucidite devant la maladie et la mort, son amour chaleureux et simple, sa sagesse resteront avec moi pour toujours. Je suis profondement reconnaissant du don.
Affectueusement,
Claude
USA

 
À 30/9/08 13:17 , Anonymous Anonyme a dit...

Chèr Pierre,
Quand je t'ai rencontré dans Mariapoli, j'étais très ravie.Parce que j'ai trouvé que tu étais très sympa, et gai.J'aimé bien que j'ai parlé avec toi.Je me souviens ton souris.Je ne peux pas l'oublier. Merci de ton souris. Tu es toujours souris, n'est ce pas?
Toute mon affection fraternelle à Pierre et Sylvie.
Mi-ae

 
À 30/9/08 16:58 , Anonymous Anonyme a dit...

Pierre & Sylvie,
Voilà 28 ans quand je suis arrivée aux Terres Rouges, votre rayonnement me questionnait. Vous aviez vraiment un plus par rapport à ce que je vivais ! Alors curieuse, je suis venue vous voir et en participant avec vous aux soirées de prière j'ai découvert comment être témoin de l'amour du Christ pour les Hommes.
Ce rayonnement, dans cette fête de l'Adieu à Pierre était dans tous les coeurs.
Merci à vous deux pour cette Lumière dans laquelle Pierre se retrouve à présent.
Je t'embrasse Sylvie ainsi que Pierre-Loïc & Pascaline et Bruno.
Josette

 
À 1/10/08 16:33 , Anonymous Anonyme a dit...

Chère Sylvie, chers enfants,

Comme tu le sais, Sylvie, j'ai cotoyé Pierre à plusieurs reprises. D'abord à Clamart, puis à Loppiano et ensuite au focolare de Paris qui s'est ensuite transféré à Chatillon.

Ce que nous avons pu vivre ensemble est resté bien présent en chacun de nous. Je l'ai vérifié l'année dernière lorsque j'ai rencontré Pierre le 18 juin à Arny à l'occasion des 50 ans des Editions Nouvelle Cité. Ce même mois de juin avait paru dans notre revue un article sur mon engagement au service des "sans abri" à Mulhouse et, en parlant avec une tierce-personne sur ce sujet, il a dit à cette dernière, avec la force de conviction qui a toujours été la sienne, que mon expérience correspondait à l'unité que nous avions vécu ensemble bien des années auparavant. C'était un moment de bonheur.
Nous ne nous étions pas vus depuis bien longtemps et je retrouvais Pierre comme si on s'était quittés la veille.
Lorsque j'ai appris la maladie de Pierre, il est devenu quotidiennement présent dans ma vie.
Et maintenant Pierre sera encore plus présent. Il m'avait confié que, parmi ses activités, il s'occupait aussi de personnes démunies et je compte bien sur son intervention pour porter ensemble, chacun à sa manière, l'association dont j'ai la responsabilité.

Paul Wirth

Mon épouse, Monique, m'a sussuré à l'oreille qu'elle avait peu connu Pierre mais que, le jour de notre mariage, elle a été très émue d'entendre Pierre lui dire :"Tu es toute belle".

 
À 1/10/08 18:17 , Anonymous Anonyme a dit...

Très chère Sylvie. Te souviens-tu?... C'est Pierre qui me rappelle à ton souvenir. Cela remonte à… avant 92; je suis parti pour Madagascar, puis le Rwanda… et me voici maintenant près de Nantes. Pierre, je me souviens tout à fait de son visage (pas de sa barbiche, par contre), une figure bien ronde, et je conserve encore son sourire.
Dimanche dernier, Jean-Louis et Aurore nous ont partagé – à la communauté de l'Ouest – quelques-uns de ses moments, et tout particulièrement son envol, je dirais, pour la Mariapolis du Ciel, avec tous les fruits de la présence de Jésus au milieu de vous.
Simplement, Sylvie, un immense merci à lui et à toi, pour votre fidélité à tous les deux, si forte grâce à votre amour pour Jésus Abandonné, avec Marie dans sa désolation.
Claude Passebon

 
À 3/10/08 17:50 , Anonymous Anonyme a dit...

Pierre a laissé un très beau témoignage.Merci Pierre!
Mais aussi à ceux qui sont autour de lui: Sylvie, Ploc, Pascaline,Samuel et Bruno: merci!Plus particulièrement ces dernières semaines, de très beaux moments vécus, notamment vendredi dernier: ce fut une FÊTE! Merci pour ce témoignage d'amour et de paix.On s'est senti FAMILLE! Comme il est avec chacun de nous à présent, d'une autre manière, je peux d'ores et déjà vous dire que je n'hésiterais pas à faire appel à ses services (il parait qu'il a eut une sorte de "vocation de bricoleur" sur la terre, il sera donc forcément un peu aussi "bricoleur" au ciel...) De tout cœur avec vous. Merci encore. A bientôt,
Cécile Chouteau

 
À 3/10/08 20:12 , Anonymous Anonyme a dit...

Merci Sylvie, je suis avec toi et les enfants de tout coeur.

En pensant à Pierre, il me vient seulement de lui dire Merci.

Merci Pierre, pour ta radicalité qui ne laissait jamais tranquille!

Merci pour les moments de famille que tu savais si bien construire!
Merci pour un moment particulier, qui ne s'effacera jamais dans mon âme, où à Castelgandolfo partageant sur notre rapport avec la nature, tu me dévoila un petit peu, ou ce rapport t'avait porté , à Marie. Et tu te mis à parler d'elle, de ton rapport avec Dieu.. Cela me reste un moment de Paradis.. et je pense que toi passionné par la Lumière de l'ideal, par la contemplation, tu as dû retrouver Marie,Chiara.. et qui sait ce que tu découvres...
Ta soif d'absolu sera étanché..
Merci Pierre

Bernadette Bourjade
Focolare de Montréal

 
À 3/10/08 22:49 , Anonymous Anonyme a dit...

Merci à toi chère Sylvie, à vous chers Pierre-Loïc et Bruno, à tous ceux qui contribuent à créer et nourrir ce blog autour de Pierre. Vous le rendez si proche, si vivant, si rayonnant, vérité et cohérence d'une vie accomplie qui a traversé la mort et continue à transmettre la vie...
Je n'ai pas eu la chance de discuter avec toi, Pierre, ni de te connaitre vraiment. Mais j'ai beaucoup prié pour toi lorsque tu as été malade, et je sais que cela a été réciproque, traversant alors moi aussi la maladie.
Bien des jours, je me suis unie à ta souffrance offerte, à ta lucidité sereine, à ta vision large de chercheur de Dieu et de chercheur d'humanité. J'y ai puisé des forces, un courage renouvelé pour affronter mes propres douleurs, une joie à goûter comme toi l'instant présent dans l'inattendu et la réciprocité des rencontres, dans la beauté des êtres et des choses, dans la brise légère entrant par la fenêtre ouverte alors que le corps douloureux était cloué sur le lit.
Merci Pierre ! Merci à vous tous, qui ensemble, éclairez d'un sens nouveau pour notre temps la "bienvenue de notre soeur la mort corporelle", comme tu l'as dit plusieurs siècles après St François.
Maintenant que tu vois Dieu l'Amour face à face, Pierre, je suis sûre que tu trouveras des astuces pour nous partager encore tes découvertes, et participer encore - à ta façon - à "l'accomplissement de l'humanité"...Sylvie Garnier, Besançon

 
À 5/10/08 20:20 , Anonymous Anonyme a dit...

Très chère Sylvie,
C'est avec une grande émotion que nous avons appris l'arrivée de Pierre au Paradis.
Je l'ai connu à Loppiano.
Je me rappelle de son regard tendrement moqueur qui laissait transparaître un coeur joyeux et doux, et un esprit d'une très grande finesse.
Evidemment, avec une pertinence délicieusement impertinente.
Nous partageons avec toi et ta famille la douleur de la séparation.
Nous vous remercions aussi, Pierre et toi, ainsi que les enfants d'avoir partagé ces moments d'une si grande intensité.
En voyant tous ceux qui sont près de vous, d'une façon ou d'une autre, on découvre l'étendue et la solidité des liens d'amour que Pierre et toi avez construits.
Nous t'embrassons très affectueusement

Philippe et Françoise Sartenaer-Blairon(Belgique)

 
À 12/10/08 18:04 , Anonymous Anonyme a dit...

Dimanche 12 octobre 2008

L’ingénieur chercheur et le technicien.

Été 1971. Je viens de rencontrer les Gen de Lille depuis une petite année et participe à la Mariapolis de Dijon. Captivé par les aspects techniques (sonorisation et éclairage) de toute manifestation, je tente de m’orienter vers les coulisses techniques de cette Mariapolis.
À ma grande satisfaction j’y retrouve les mêmes Gen de Lille : Jacques, Michel et Robert ainsi qu’un autre gars, toi Pierre, que je prends d’abord pour un éclairagiste. De fait, tu serres entre tes mains un toron de câbles, qui semblent être des câbles électriques, et qui en ont de toute façon la fonction puisque ce toron dessert un ensemble de Feux, qui ont, eux, la fonction souhaitée de projecteurs. Tu ne me serres pas la main, occupé que tu es à serrer ces câbles… Surpris, je te demande ce que tu fais et tu m’expliques simplement, avec ta voix très douce, que tu mesures la température des câbles! S’en suit une discussion intensément technique avec le groupe pour décider si le choc thermique des électrons dans les câbles sera plus fort que la fonction principale de ces électrons à transporter le courant électrique jusqu’aux projecteurs. Si la réponse est oui, alors les câbles fonderont… Cette discussion, qui durera bien 20 minutes, est à l’origine de notre rencontre et évidemment les câbles n’ont pas fondus assurant ainsi la pérennité du show naissant appelé Mariapolital… S’en suivront d’autres échanges, toujours avec le même groupe, sur, par exemple, l’excellence des transistors au silicium comparée à celle de leurs grands frères, les transistors au germanium ; sans oublier une analyse pointue de leurs cousins les thyristors.

Je venais ainsi d’entrer au sein d’une équipe attrayante mais, par-dessus tout, d’une école de l’apprentissage du service (technique) à la beauté de ce que chacun voulait exprimer.

Bien plus tard, je me suis rendu compte que tu m’appelais ‘le boursin’ aussi je t’appelai en retour ‘le garoche’ ! Était-ce un code ? Cela ne faisait qu’amplifier le respect que je te devais, toi le chercheur et moi le technicien.

Un jour, tu m’expliquais (d’autres personnes étaient sûrement présentes, mais j’avais le sentiment que tu ne parlais qu’à moi…) d’où venait l’expression « se mettre au vert ». Tout le monde savait que cela signifiait se reposer, se détendre… mais pourquoi ? Tu me faisais alors découvrir que la distance qui existe entre la pupille et l’iris de l’œil est, tout simplement, un multiple de la longueur d’onde du vert. Le vert : la campagne, le repos… j’ai encore des frissons lorsque je me remémore cette conversation. Tu m’expliquais la beauté !

La beauté. Sans nul doute un cadeau pour chacun de nous.

Il m’est impossible d’exprimer la beauté. Par contre le cadeau m’est plus abordable, tant il me semble qu’il te représente. La recherche d’être un cadeau pour l’autre est sûrement une des caractéristiques de tout homme de foi, comme tu l’étais. Cependant ta caractéristique était celle du miroir ou plus exactement du blanc.


De fait, en physique de la lumière, le blanc est l’unique couleur qui a la particularité de ne rien prendre et de tout redonner : toute matière recevant un faisceau de lumière blanche en renvoie tout ou partie. Par exemple, si une matière devient verte tout en recevant un faisceau de lumière cela signifie qu’elle est de toutes les couleurs sauf le vert, couleur qu’elle renvoie et que l’on peut observer.
Sur le même principe, on comprend que la matière qui renvoie du blanc n’a rien gardée pour elle puisqu’elle renvoie toutes les couleurs s’exprimant par le blanc d’origine ! A l’opposé, le noir absorbe toutes les couleurs et ne renvoie absolument rien. Ceci n’est pour autant pas négatif car cela signifie que le noir contient tout. Tu m’as fait ainsi comprendre que pour l’homme de foi, le blanc et le noir sont tous deux importants comme le positif et le négatif. En y réfléchissant bien, comparé à la lumière, le noir (négatif) serait plutôt positif puisqu’il contient tout…quelle leçon !

Ta caractéristique, je l’évoquais un peu plus haut : être un cadeau pour l’autre. Évidement, avec ta spécificité ! Ton accueil, ton écoute, ton sourire et tes yeux rieurs, ton intelligence du cœur ; tout cela concourrait à une relation saine et reposante (tiens voila le vert qui revient…). Pour moi, c’est le blanc qui te caractérise. Pour la simple raison que non satisfait que tu étais d’être cadeau pour l’autre, tu rendais l’autre cadeau pour toi. C’est ce que tu m’as fait expérimenter.

Merci Pierre, salut à toi mon homme blanc !
Sylvie, Pierre-Loïc et Bruno, merci pour le témoignage que vous avez apporté à tous ! Vous me savez maladroit… mais aussi proche ! Je vous embrasse.

Pierre Boursin

PS : Dister, merci pour la conversation que nous avons eu ensemble hier qui m’a permis de mettre noir sur blanc (tiens… encore les couleurs et la lumière) ce que je souhaitais exprimer.

 
À 2/11/08 09:02 , Anonymous Anonyme a dit...

Bonjour Cher Camarade
nos routes se sont séparées il y a bien longtemps, mais je me rappellerai toute ma vie des temps que nous avons passé ensemble.Ces temps ont toujours été d'une richesse considérable celle qui n'est pas monétarisé ou monéyable (excuse moi pour les fautes).Les valeurs que nous défendons sont identiques , les combats que nous menons vont dans le même sens:les droits de l'homme.Je ne te dis pas adieu mais au revoir et à bientôt
Christian Veldeman

 
À 27/11/08 19:12 , Anonymous Anonyme a dit...

Très chers Sylvie, Pierre-Loïc et Bruno

Nous avons été très touchés et édifiés par tout ce que nous venons de lire et de voir; mais nous avons découvert combien sa vie est un message, un témoignage de l'idéal.Nous remercions Dieu pour le don que Pierre a été et sera pour tous ceux qui l'ont connu et le connaîtront.
Avec notre affection et nos prières

Jacques et Pierrette

 

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