21.9.09

Quand la vie tutoie la mort
Basé sur le témoignage d'un homme qui avait décidé de regarder la mort en face, et de sa famille réunie autour de lui dans un accompagnement le plus serein possible, ce livre propose au lecteur toute une réflexion sur la vie et sur la mort. Car si mourir n'est pas facultatif, il y a peut-être bien des manières de s'y préparer pour que le passage se fasse en douceur au lieu de nous heurter avec violence. Au-delà d'une expérience individuelle, atypique sous certains aspects, ce livre s'inscrit dans tout un courant de pensée qui essaye de replacer la mort dans le courant naturel de la vie, de la réinsérer dans la vie quotidienne et de découvrir qu'au fond.... on peut la vivre. Il nous invite aussi à découvrir la nouveauté qu'apportent les soins palliatifs, avec un regard sur l'homme qui place enfin le malade au centre des soins, et la chance que nous offre la loi Leonetti, en nous donnant les moyens de prendre davantage notre vie en main. Ce livre en tous cas bouscule bien des idées reçues et devrait tout simplement aider le lecteur à apprivoiser l'idée de sa propre mort, à l'envisager comme un achèvement et non comme une destruction.
L'auteur
A l'annonce du cancer incurable de son mari, Sylvie Garoche s'est retrouvée, comme cela arrive à bien des gens, confrontée au départ de celui qui lui était le plus proche. Dans un récit simple et vrai, elle nous raconte le cheminement assez exceptionnel qu'ils ont vécu ensemble au cours de cette année de maladie. Et si elle ne nie pas l'épreuve, ni la souffrance, elle nous invite à porter sur les événements de la vie un regard foncièrement positif et chargé d'espérance. 

Pour commander le livre : Nouvelle Cité

1 commentaires:

À 21/9/09 18:53 , Blogger Unknown a dit...

Sylvie, je viens de terminer « Quand la vie tutoie la mort » et je veux t’écrire tout de suite pour te remercier et te faire part de l’expérience très forte que j’ai vécue en le lisant.
Hier, je l’ai pris et j’ai commencé à le lire. Et d’affilée j’ai lu 80 pages sans me rendre compte du temps qui passait. Et aujourd’hui de même : ça a été pour moi une longue méditation jusqu’au bout du postface. Que c’est bien écrit et quelle fluidité : on dirait que tu es en train de nous parler autour de votre table à manger à Gif !
Plusieurs fois je me suis ému (jusqu’aux larmes !) par la beauté, la sincérité, la pureté et la vérité de ce que tu as écrit. Il y aurait tant de choses à dire (et je pense de le relire encore !) mais j’ai été très touché par ce que tu racontes sur la façon dont Pierre, toi et vos fils ont vécu « sa » dernière année, sur la maladie de ton père et des personnes en fin de vie (ça m’a rappelé ma mère et ses derniers mois), du besoin de reconnaissance qu’on a tous et les mots super de Pierre sur le sujet, des soins palliatifs, du travail de dépouillement chez Pierre (et, en tout cas, chez tous les mourants), de la délicatesse de « le laisser partir », etc, etc.
En revoyant ces presque deux ans que viens de passer à Paris je sens qu’avoir connu Pierre, votre famille, l’expérience inoubliable de ses funérailles et, maintenant, ce livre restent parmi les moments les plus marquants pour moi de cette période.
Je souhaite que ce livre ait plein de succès (j’ai déjà commencé à faire de la pub hors de la France…) parce qu’il fera beaucoup de bien humainement et spirituellement à tous ceux qui le liront : c’est presque un « manuel » (il y a un vécu qui se fait pédagogie) pour tous qui accompagnent ceux qui se préparent à mourir et, en fin de comptes, pour tout le monde parce que tout le monde, un jour, sera confrontée à sa propre mort. Châtillon, 18 septembre 2009, José Cruz

 

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